Accueil Séjours Linguistiques Colonies de vacances : toujours des inquiétudes pour ce secteur qui peine...

Colonies de vacances : toujours des inquiétudes pour ce secteur qui peine à redémarrer !

19
0
Colonies de vacances : toujours des inquiétudes pour ce secteur qui peine à redémarrer !

Après la crise sanitaire, les séjours de vacances peinent à retrouver leur vitalité d’avant 2020. Si les accueils de loisirs battent des records de fréquentation, les colonies restent en retrait. Face à la hausse des coûts et à la disparition de petites structures, l’UCPA tire son épingle du jeu et séduit une nouvelle génération de jeunes vacanciers.

 

Un secteur en quête d’équilibre

La pandémie avait porté un coup d’arrêt sans précédent au monde des accueils collectifs de mineurs. En 2019-2020, à peine 670 000 enfants étaient partis en colonie de vacances, contre plus du double avant la crise. Depuis, la reprise est réelle mais incomplète. Selon les chiffres de l’Observatoire de la jeunesse, du sport, de la vie associative et de l’éducation populaire, 1,34 million de départs ont été enregistrés en 2023-2024 ; une progression notable, mais encore inférieure au niveau de 2018-2019 (1,43 million).

Les séjours avec hébergement, qu’il s’agisse de colonies, de séjours courts ou de mini-camps, demeurent donc fragiles. En 2023-2024, 47 500 séjours ont été organisés, soit 13 % de moins qu’avant la crise. L’été, traditionnel moteur du secteur, a rassemblé 990 000 jeunes ; un chiffre stable mais en deçà du million d’avant-Covid.

 

Les accueils de loisirs, grands gagnants de la reprise

 

Colonies de vacances : toujours des inquiétudes pour ce secteur qui peine à redémarrer !À l’inverse, les accueils de loisirs sans hébergement affichent une santé éclatante. En périscolaire, ils offrent désormais plus de 2 millions de places chaque semaine de classe, et jusqu’à 1,25 million en juillet. Ce dynamisme s’explique par le fort ancrage communal de ces structures, souvent liées aux écoles, et par la demande croissante des familles pour des solutions locales, souples et abordables.

Un tiers des communes françaises dispose aujourd’hui d’un accueil de loisirs, soit près de 32 000 lieux d’accueil répartis sur le territoire. Ces structures s’adressent majoritairement aux moins de 14 ans et contribuent à l’équilibre entre temps scolaire et temps libre. En comparaison, les séjours avec hébergement attirent un public plus âgé : 62 % des participants ont entre 6 et 13 ans, 35 % plus de 14 ans.

 

 

Inflation et fragilisation du tissu associatif

Si la demande des familles reste forte, le coût des séjours, l’inflation et la raréfaction des encadrants qualifiés pèsent sur les structures. La disparition de l’association Vitacolo début 2025, après seize ans d’activité, symbolise cette tension économique. D’autres associations d’éducation populaire, piliers historiques du secteur, alertent sur la difficulté à maintenir leurs séjours sans soutien accru des collectivités et des comités sociaux et économiques.

Le dispositif ‘Colos apprenantes’, prolongé depuis 2020, permet chaque année à 80 000 enfants issus de milieux modestes de partir. Mais il ne compense pas totalement les pertes structurelles ni la fragilité financière de nombreuses petites organisations.

 

 

L’UCPA, modèle de résilience et d’innovation

Dans ce paysage contrasté, l’UCPA se distingue par sa solidité et sa capacité à innover. L’association, fidèle à sa mission d’éducation par le sport et la vie collective, poursuit son développement avec un chiffre d’affaires de 344 millions d’euros en 2024. Ses résultats impressionnent : 121 796 enfants et adolescents accueillis en colonies de vacances, 135 000 jeunes adultes en séjours sportifs, et plus de 627 000 élèves encadrés dans ses structures.

L’UCPA forme également 1 649 jeunes et 919 apprentis aux métiers du sport et de l’animation, totalisant 403 000 heures de formation en 2024. Son projet éducatif et sportif est évalué à 8,2/10 par les participants : preuve qu’un modèle collectif, exigeant et attractif peut résister aux turbulences économiques.