Streaming, livres audio, presse en ligne, musique, plateformes éducatives, jeux vidéo… Les loisirs numériques occupent une place croissante dans le quotidien des familles. Mais les abonnements à ces plateformes ont un coût. En facilitant l’accès à ces contenus, les CSE contribuent à préserver le pouvoir d’achat tout en réduisant une nouvelle forme d’inégalité culturelle.
Le divertissement est devenu… un abonnement
Il fut un temps où l’on achetait un CD, un DVD ou un magazine. Aujourd’hui, la culture se consomme principalement par abonnement. Films et séries, musique, jeux vidéo, livres numériques, presse en ligne, logiciels créatifs ou applications éducatives : chaque service affiche un tarif mensuel souvent modeste… mais leur accumulation finit par peser lourd !
Selon une étude de BearingPoint réalisée en 2024, un foyer français est abonné en moyenne à plus de quatre services numériques payants. Streaming vidéo, musique, cloud, jeux ou presse représentent plusieurs centaines d’euros par an. Une dépense qui s’ajoute aux contraintes déjà fortes de la rentrée scolaire. Or ces contenus participent à l’accès à la culture, à l’information, à la création et même aux apprentissages.
Une nouvelle fracture culturelle
Le sociologue Pierre Bourdieu montrait déjà, dans La Distinction (1979), que l’accès à la culture contribue largement aux inégalités sociales. Quarante-cinq ans plus tard, cette réflexion trouve un prolongement inattendu dans l’univers numérique.
Aujourd’hui, la fracture ne concerne plus uniquement l’équipement informatique ou la connexion Internet. Elle porte aussi sur l’accès aux contenus. Pouvoir écouter des livres audio, consulter la presse nationale, découvrir des documentaires, pratiquer une langue étrangère grâce à une application ou partager une soirée cinéma en famille suppose souvent de multiplier les abonnements.
L’enjeu n’est plus seulement d’être connecté, mais de disposer des ressources permettant de profiter pleinement des opportunités offertes par le numérique. Les enfants sont les premiers concernés. Les pratiques culturelles des jeunes passent désormais largement par des supports digitaux, qui complètent – sans les remplacer – les sorties au cinéma, les bibliothèques ou les équipements culturels de proximité.
Le numérique, un loisir… mais aussi une ressource
Le temps passé sur les écrans suscite régulièrement le débat. Pourtant, les chercheurs invitent désormais à dépasser une approche purement quantitative. Ce qui compte n’est pas uniquement le nombre d’heures, mais la qualité des usages.
Dans La Fabrique du crétin digital, le neuroscientifique Michel Desmurget alerte sur les effets d’une consommation excessive des écrans. À l’inverse, d’autres travaux montrent que certains usages numériques favorisent la curiosité, la créativité ou les apprentissages : documentaires, musique, lecture numérique, podcasts, jeux de stratégie, etc.
Comme le résume le psychologue Serge Tisseron, spécialiste des relations entre les jeunes et les écrans, « ce n’est pas l’écran qui est éducatif ou nocif, c’est l’usage que l’on en fait ».
Autrement dit, les loisirs digitaux deviennent de véritables ressources lorsqu’ils s’inscrivent dans une pratique choisie, diversifiée et partagée en famille.
Les CSE, acteurs du pouvoir d’achat… et de l’accès à la culture
En facilitant l’accès à des offres de loisirs numériques de qualité, les CSE permettent aux familles de continuer à profiter d’une offre culturelle riche sans arbitrer en permanence entre budget et loisirs. Le bénéfice dépasse largement la simple économie réalisée. Donner accès à des contenus culturels, éducatifs ou de divertissement permet à chacun de « rester dans la course » face à une offre numérique devenue omniprésente. Une manière, pour les CSE, de soutenir simultanément le pouvoir d’achat, l’épanouissement des familles… et l’égalité des chances.
Sources : www.bearingpoint.com — www.radiofrance.fr (podcast consacré à Pierre Bourdieu) — 3-6-9-12 – Apprivoiser les écrans et grandir de Serge Tisseron


