Pour les français, le Sri Lanka est une île lointaine de la route des épices. Son nom évoque le vert des rizières, les épices, les plages bordées de cocotiers, les plantations de thé des montagnes, les mystérieuses cités anciennes englouties par la jungle, la ferveur religieuse, la sérénité du yoga et les facéties des singes… C’est avec tous ces univers que vous avez rendez-vous si vous optez pour un voyage au Sri Lanka !

 

Après avoir connu des années 2000 difficiles, avec une guerre civile, le pays se veut aujourd’hui ouvert au tourisme. La page est donc tournée. Bien sûr il y a les images d’épinal et la réalité. Mais au Sri Lanka, les richesses sont telles qu’il est difficile de ne pas se laisser emporter par la magnificence du pays.

En plus des grands sites à découvrir il y a une ambiance : celle des vestiges de l’Empire Britannique, de la cannelle, des pierres précieuses, des bois rares, des éléphants, des moiteurs tropicales et zones de montagne, avec leur fraîcheur. Là où les splendeurs passées rejoignent l’art de vivre d’aujourd’hui.

 

Quand partir au Sri Lanka ?

Selon la destination que vous choisissez, dif-férentes périodes sont plus appropriées. Pour aller sur la côte est, on privilégiera le printemps et le début de l’été, d’avril à juillet ; tandis que pour se rendre sur les côtes ouest et sud, la période idéale est de janvier à mars. C’est la saison sèche avec des précipitations rares. Vous éviterez ainsi les pluies qui sont fréquentes de mai à octobre. Globalement, les mois de février et mars sont les mois où quelle que soit la région visitée, vous aurez beau temps. Et surtout, évitez les mois des moussons oùl’atmosphère est lourde et moite.

 

La compagnie SriLankan Airlines

C’est généralement en classe économique que les touristes voyagent. Le vol dure 11 heures pour un vol direct de Paris à Colombo (Sri Lanka). La compagnie nationale pro-pose un voyage agréable, avec des sièges confortables, de bons repas, un service à bord impeccable et un programme de divertissement complet avec plus de 100 films à visionner, des jeux vidéo.

Un patrimoine archéologique, culturel et naturel

 

Le Sri Lanka est un État insulaire de 65 610 km2 du sous-continent indien, situé au sud-est de l’Inde, et peuplé d’environ vingt-deux millions de personnes. Autrefois nommé Tambapanni, puis Taprobane par les Grecs, Serendip par les Arabes, puis Ceylan jusqu’en 1972, ce pays possède une diversité religieuse, culturelle et linguistique marquée. Sa culture et sa nature luxuriante attirent de nombreux touristes.

 

Le Sri Lanka possède deux langues offi-cielles reconnues par la Constitution du pays à parts égales, le singhalais et le tamoul. La première est prédominante dans la plus grande partie du pays, car environ 73,8 % des habitants parlent singhalais et environ 26,1 % parlent tamoul.

 

Le patrimoine archéologique, culturel et naturel

Anurâdhapura se situe dans la Province du Centre-Nord. Fondée par le roi Deva-nampiya Tissa, elle était la capitale du Royaume d’Anuradhapura entre le IVe siècle av. J.-C. et le Xe siècle. Centre du bouddhisme theravada pendant de nombreux siècles, c’est l’une des plus anciennes villes au monde habitées de façon continue. Le site d’Anurâdhapura est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1982. Polonnâruvâest situé dans la même province. Elle est l’un des sites du « triangle culturel » (avec Annurâdhapura et Kandy) et l’une des anciennes capitales du Sri Lanka, dans le Royaume de Polonnaruwa : découvrez ce lieu magique à vélo dans une atmosphère calme et relaxante : vous y verrez des vestiges de palais et d’anciens temples Toujours dans le nord, Mihintale est le lieu où se seraient rencontrés Devanampiya Tissa et les émissaires d’Ashoka, impor-tateurs du bouddhisme sur l’île. Ce site serait né de la commémoration de cette rencontre, on y aurait fondé le plus ancien stûpa de l’île. Mihintale est donc un haut lieu du bouddhisme. Près de 2000 moines y résidaient à la fin du IVe siècle. Un pèlerinage a toujours lieu actuellement, sur le rocher où aurait eu lieu la rencontre fondatrice du roi cinghalais et des émissaires indiens.

Sigirîya, qui signifie ‘rocher du lion’ est un site archéologique majeur situé au centre du Sri Lanka. Cette ancienne capitale royale du Sri Lanka constitue un site touristique important. Il est classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Cet énorme rocher dit imprenable haut de 370 m se dresse au cœur de la jungle. L’ascension jusqu’à son sommet est possible grâce à des marches : à mi-chemin vous observerez les peintures rupestres de « la grotte des Demoiselles de Sigiriya ». Passez entre les pattes du lion pour atteindre le sommet et embrasser une vue spectaculaire sur la jungle, les villages et le pic d’Adam. Dambulla, dans la même région, est un temple troglodyte rupestre composé de cinq sanctuaires. Toujours en activité et habité par les moines mais également par les singes qui vous accompagneront sur la montée. Les grottes font également parties du patrimoine mondial de l’UNESCO. Les peintures y sont somptueuses et excep-tionnelles tant par leur quantité que par leur état de conservation.

Le pic d’Adam, haut de 2 243 m, est considéré comme un lieu saint. Situé au sud-ouest de l’île, on en fait l’ascension en plusieurs heures à partir de la petite ville de Nuwara Eliya. Au sommet de la montagne, on trouve, creusée dans la roche, une cavité de presque deux mètres, censée être uneempreinte de pas. Les hindous y voient la trace du passage de Vishnu, ou encore de Shiva. Pour les musulmans il s’agit de l’empreinte que fit le pied d’Adam, lorsqu’il sortit du Jardin d’Éden, dont l’île de Ceylan est très proche symboliquement, et tomba sur Terre, ce qui explique le nom donné à la montagne. Pour les bouddhistes il s’agit de l’empreinte de pied de Bouddha, et on trouve d’autres origines encore, qui attri-buent l’empreinte à Shiva ou même à Saint Thomas. Le pic d’Adam n’est cependant pas le point culminant de l’île, qui est le mont Pidurutalagala, avec 2 524 m.

La réserve forestière de Sinharâja est aussi un parc national ; elle est considérée comme la dernière zone viable de forêt humide primaire du pays et a été reconnue d’importance mondiale et classée réserve de la biosphère depuis 19782 puis inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1989.

Connu pour sa faune intense et exceptionnelle, l’Éléphant est le symbole du pays mais également de la réligion bouddhiste. Emblème de prospérité et de paix, le pachy-derme sacré est une espèce menacée. Le pays compte 13 parcs nationaux dont de nombreux accueillent des éléphants. Les parcs les plus connus proposent des safaris en 4X4 afin d’observer l’animal ainsi qu’une faune et flore intense : vous pourrez les observer à Udawa Walawe, Yala ou encore dans la région de Sigirya dans les parcs de Minneriya et Huruluwe Eco Park. Egalement des centres de pro-tection de l’Eléphant sont présents sur le territoire tel que l’orphelinat des éléphants de Pinnawela : qui recueille des éléphan-teaux orphelins. La fondation Millenium à Rambukkana quant à elle accueille les pachydermes retraités pour en prendre soin. Un moment de joie pour les visiteurs de ces lieux : assister aux bains des éléphants : un instant magique où vous verrez les éléphants se baigner et s’arroser comme s’ils s’amusaient.

Un autre symbole du pays est le thé mais aussi de manière générale les épices. La cannelle est la 1ère production du pays au XVIIIème siècle où les plantations autour de Colombo sont nombreuses. Puis dans les années 1870, un anglais, James Taylor, fait planter des thés chinois : c’est le début de l’ère du thé de Ceylan. Les plantations poussent sur les hauteurs entre Kandy et Nuwara Elya.

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